Février 2017 – Le sel dans l’alimentation des Français : les bons résultats des soupes industrielles

En 1999, les soupes étaient le 3ème contributeur de sel dans l’alimentation des français (10.5% des apports). [Source INCA 1]

En 2002, les adhérents du SNFBP s’engagent à réduire le taux de sel dans leurs produits. L’objectif est d’avoir une teneur en sel la plus basse possible, tout en minimisant l’impact organoleptique (Le sel est un élément indispensable au goût) et en s’assurant que le produit garde un haut niveau de sécurité alimentaire (le sel est aussi un très bon ingrédient naturel qui permet de conserver les produits des dégradations microbiologiques).

En 2012, le pari est réussi, puisque les fabricants de soupes ont diminué de 19.5% la teneur en sel ajoutée dans les soupes. Ces résultats sont confirmés lors de la publication d’INCA 2, dont le groupe des soupes et bouillons est passé de la 3ème à la 5ème place parmi les contributeurs de sel et ne représente plus que 6.1% des apports.

Pour réussir ce pari, des efforts importants ont été menés, puisque 10 ans ont été nécessaires pour atteindre presque 20% de baisse. En effet, comme indique l’OQALI, anciennement Observatoire de la qualité et de l’alimentation, dans son bilan des premiers résultats des suivis des évolutions – 2016, « si une réduction de teneur en sel par exemple est trop rapide, la modification de goût induite risque de déplaire au consommateur qui n’achètera plus le produit ». Une autre possibilité serait que le consommateur risque de rajouter du sel pour compenser la perte gustative.

En 2017, le SNFBP et les acteurs du secteur réitèrent leur engagement sur la diminution de la teneur en sel des soupes et bouillons, tout en gardant des caractéristiques organoleptiques qui plairont aux consommateurs et un niveau sanitaire satisfaisant pour l’utilisateur.